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Les fables de l’Humpur de Bordage

Les fables de l’Humpur de Bordage

les fables de l'humpur

J’ai lu… Les fables de l’Humpur, que vienne l’animalité !

Bordage, c’est qui ?

Pierre Bordage est un écrivain de SF (au sens très large du terme), auteur de plusieurs grandes séries géniales, mais il est avant tout un écrivain Français et ça, cher lecteur, c’est la cerise sur le gâteau car il manie avec maestria la langue, un vrai génie, et qu’il ne souffre pas comme certains d’une traduction hasardeuse, donc. Et en plus de son génie pour l’écriture et la mise en forme, son imagination débordante et son art de mettre en scène et de critiquer intelligemment notre société font de lui l’un de mes écrivains préférés, tous styles confondus, c’est dire. Et je ne vous parle même pas (enfin si) des épopées et des aventures enivrantes et spectaculaires, des récits passionnants, des personnages poignants qu’il met en scène dans ses œuvres plus excitantes et envoutantes les unes que les autres !

Si avec ça, cher lecteur, je ne t’ai pas donné envie de courir à la bibliothèque ou chez le libraire le plus proche, permets moi de t’offrir un ticket de bus gratuit : vas-y, fonce, je te promet que tu ne seras pas déçu.  (Ou sinon, tu passes chez ma maman, qui dispose en métropole de toute ma bibliothèque e-pub, et du coup de presque tous les Bordage, et qui fait un excellent café.)

Bref, Bordage c’est THE écrivain SF français à lire, à relire, à vivre, dans lequel s’immerger, s’insinuer, avec lequel vous vivrez des moments immersifs intenses et magiques. Ses livres sont une ode à l’Humanité, au vivre ensemble, à la tolérance, du plaisir intelligent à l’état brut, des contes modernes à l’écriture fantastique passionnée semés de perles et de bon sens.

 

Et donc, les Fables ?

C’est une dystopie terrible que nous présente l’auteur : la terre est peuplée de clans de créatures mi-hommes mi-animaux, les tribus des prédateurs dominant largement et exploitant les plus faibles. Mais un Grogne se rebelle contre cette situation et va vivre des aventures extraordinaires en partant à la recherche des dieux humains, sous l’œil désapprobateur d’un clergé omnipotent imposant les lois de l’Humpur et réprimant sauvagement tout comportement individuel.

Une quête initiatique à la découverte de ses origines, pour comprendre d’où il vient, qui il est, où il va. Une histoire d’amitié et d’amour aussi, luttant contre les tabous sociaux et religieux.

 

On recommande ?

Je classe ce livre dans un coin un peu à part, il est assez différent des autres récits du même auteur. On est bien loin des épopées de la Fraternité du Panca ou bien des Derniers hommes, mais c’est aussi pour ça que je l’ai apprécié : c’est un petit conte habile et prenant, une perle pleine de bons sentiments à l’écriture parfaite et à la lecture fluide, à lire absolument !

 

Au plaisir de vous lire, Julie

Krondor et Midkemia : une saga fantasy incontournable

Krondor et Midkemia : une saga fantasy incontournable

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J’ai lu… Krondor et la magie n’existe pas !

 

Krondor c’est quoi ?

De la magie (quand même), des aventures, des guerres de Dieux ou pas d’ailleurs, des nains, des elfes, des armes mythiques…Que vous soyez fans du genre ou non, vous trouverez votre bonheur en suivant cette immense saga d’une trentaine de livres écrite par Raymond E. Feist commencée dans les années 80 et dont le dernier tome est sorti en 2013. Et mieux encore, car les chroniques de Krondor et ses différentes suites vous proposent quelques éléments relativement rares et innovants dans le style parfois redondant de l’héroic-fantasy. On y découvre en effet plusieurs mondes, à plusieurs époques, et on s’immerge dans l’histoire de personnages récurrents mais aussi de dynasties entières et de bons gros méchants qui évoluent sous l’œil de dieux qui n’hésitent pas à s’investir pour changer l’histoire…

 

Et alors, c’est bien ?

C’est très bien écrit dans l’ensemble, bien que la qualité d’écriture et l’intérêt des histoires varient d’un cycle à l’autre il est vrai. La trilogie de l’empire est selon moi une vrai réussite, mais certains trouveront probablement ennuyeux la complexité du jeu du conseil, véritable jeu de guerre des puissants de Tsuranuani, un monde aux accents japonais. Dans l’ensemble toutefois, même si certains bouquins paraissent longuets, il se dégage de cette saga un vrai sentiment de grandeur avec tout ce qui va avec : des épopées aux batailles impressionnantes, de la magie grande et petite, des personnages attachants et drôles, des dragons, des nains et de la bière, des voleurs, des espions, des marchands qui rêvent de grandeur, il y en a pour tout le monde. Chacun y trouvera donc son compte tant l’histoire est complexe mais cependant très fluide à lire. On s’investit avec bonheur dans le récit, on retrouve des personnages auxquels on s’attache tout au long de cette folle épopée et on en découvre d’autres en se demandant sans cesse vers quelles nouvelles aventures ils vont nous entrainer.

 

Donc j’en ai pour l’année à tout lire ?

Ben y’en a pour un moment, faut le dire…. Mais tout dépend de votre vitesse de lecture. J’ai mis environ deux mois à tout relire, mais je lis vite et beaucoup.

La saga se divise en différentes parties :

Les chroniques de krondor (la guerre de la faille), du pur bonheur à lire, passionnant et plein de surprises comprennent trois tomes : Magicien (reprenant les deux tomes initiaux Pug le magicien et Milamber le mage), Silverthorn et Ténèbres sur Sethanon.

La trilogie de l’empire qui se déroule en parallèle de la guerre de la faille sur Kelewan, nous plonge dans le monde des « envahisseurs », le jeu du conseil, et la destinée d’une femme hors du commun et se compose aussi de trois tomes : Fille de l’empire, Pair de l’empire et Maitresse de l’empire.

Le legs de la faille qui se situe neuf ans après la première saga, où l’on retrouve Jimmy les mains vives et les faucons de la nuit : La trahison, Les assassins et La larme des dieux.

Les nouvelles chroniques de Krondor, aussi appelées Krondor : l’entre deux guerre, se déroule vingt ans après la guerre de la faille, et suit les aventures des fils d’Arutha et de Lyam, avec l’arrivée de nouveaux personnages hauts en couleur et la découverte de l’empire de Kesh la grande et de Novindus comprend deux livres : Prince de sang et Le boucanier du roi.

La guerre des serpents se situe ensuite 50 ans après le premier opus de la série. On y retrouve de nouveaux personnages tout aussi attachants, mais aussi certains anciens, et on en comprend un peu plus sur les Panthatians, les prêtres serpents. Ce cycle comprend quatre livres : l’ombre d’une reine noire, L’ascension d’un prince marchand, La rage du roi démon et Les fragments d’une couronne brisée.

Le conclave des ombres nous fera suivre les aventures de ce groupe de magiciens et de héros dont le but est de sauver Midkemia mais aussi l’ensemble des mondes connus d’une menace étrange et maléfique. Il se compose de trois livres : Serre du faucon argenté, Le roi des renards et Le retour du banni, dans lesquels nous découvrons des endroits encore peu explorés de Midkemia.

La guerre des ténèbres comprend trois tomes avec différentes petites histoires, mais ajoutant quelques éclaircissements sur ce qui plane au dessus de nos héros : Les faucons de la nuit, La dimension des ombres et La folie du dieu noir.

La guerre des démons nous emmène vers les dimensions démoniaques, où l’ennemi attend son heure pour prendre le pouvoir dans deux opus : La légion de la terreur et La porte de l’enfer.

Enfin, pour terminer, les trois derniers livres réunis sous l’appellation de La guerre du chaos : une vrai fin, beaucoup d’explications, un peu de bonne vieille philo sur le sens de la vie, plein de surprises et de suspens dans ces trois derniers ouvrages : Un royaume assiégé, Une couronne en péril et La fin du magicien.

 

On recommande ?

Tout à fait ! Je classe cette saga dans le top 10 du genre, à lire absolument ! Même si certaines parties sont moins accrocheuses que d’autres, c’est quand même vachement bien !

 

Bonne lecture !

Julie

 

 

 

 

 

Journal d’un chat assassin

Journal d’un chat assassin

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J’ai lu… le journal d’un chat assassin et… pauvres petits animaux !

 

C’est l’histoire d’un chat…sseur

Lundi, il a tué un oiseau… Deux jours après, il ramène une souris morte à la maison… Et jeudi, il ramène le lapin des voisins, mais il jure que ce n’est pas lui qui l’a tué ! Sa maitresse a beaucoup pleuré, mais comment lui faire comprendre ?!

 

Un petit livre magique

C’est un livre très rigolo, sauf pour le petit oiseau… Les dessins aussi sont supers marrants. L’histoire se lit très vite, parce qu’il se passe toujours des rebondissements et à chaque fois on est surpris. Tout se fini bien tout de même pour le chat !

Il y a deux suites très drôles aussi, où personne ne meurt cette fois-ci !

 

Une note ? On recommande ?

Oui, il faut le lire, c’est super ! Je mets la note de 8/10 !

Mini-Gnome

 

 

Flashback de Dan Simmons

Flashback de Dan Simmons

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J’ai lu… Flashback et je me sens nauséeuse.

 

C’est tout cassé partout !

L’histoire est simple : en 2035, les états-unis et l’Europe sont en faillite, c’est le bordel partout, l’économie a plongé et la violence a pris le dessus, tout le monde a saisi l’occas de taper sur les « pays riches » et s’en donne à cœur joie pour se venger d’années de suprématie impérialiste et prendre le pouvoir. Tu ajoutes à ça une drogue bon marché, le flashback, qui permet de revivre des moments précis de ta vie, que ce soit l’anniversaire de tes 12 ans, le dernier mec que tu as tué ou bien ta randonnée dans les Appalaches d’avant le bazar mondial. Voilà la toile de fond.

Le héros est un ex-flic paumé qui flash sur les heures heureuses de son mariage depuis que sa femme est morte et qui a lâchement abandonné la garde de son fils à son beau-papa. Il va devoir se replonger  (en quête non pas de gloire, mais bel et bien de pognon pour s’acheter ses doses de Flash) dans une enquête sur le meurtre horrible d’un Japonais riche et influent six ans auparavant.

 

Mais sinon ?

Il y a du suspens, certains personnages sont attachants, mais j’ai eu dès le départ du mal à m’investir dans l’histoire, bizarrement, avec l’impression de ne jamais entrer vraiment dedans, de regarder de loin. Surement un soucis d’écriture, bien que ce soit fluide et clair (peut-être trop ?). Je ne sais pas, comme une impression de décalage.

L’idée globale est intéressante : qu’est-ce qu’on devient si tout s’effondre, en l’occurrence notre système économique, comment on s’en sort, pourquoi, avec qui, en tombant dans quels travers ? En général, j’aime assez les dystopies et l’anticipation.  Là, l’idée d’ajouter au cassage de binette de la société une drogue accessible à la populace, ça ajoutait encore une pression supplémentaire. L’enquête policière est assez bien ficelée, même si un peu alambiquée,et le coté « japoniaiserie » donne une petite note exotique, la violence une trame solide.

Ce n’est qu’arrivée au milieu du bouquin que j’ai mis le doigt sur ce qui me gênait : ça pue le conservatisme primaire et borné et l’intolérance crasse. À moindre dose, on aurait pu le digérer, l’incorporer, et même en faire un atout de l’histoire. Mais là, c’est trop. Entre la critique sourde et puérile de l’aide sociale, la paranoïa totale et le sectarisme primaire envers les musulmans et les japonais, l’extermination des juifs… trop c’est trop. Le malaise grandit peu à peu au fil de la lecture jusqu’à devenir asphyxiant. Pour couronner le tout, on retrouve clairement un discours pro américain où qu’ils sont les plus beaux et les plus meilleurs, les plus critiqués bien sûr (victimisation powa) mais les plus intelligents et qu’à la fin tout fini bien grâce à qu’ils ont sauvé le monde parce que EUX ils sont les Gentils. Beurk beurk.

 

En résumé ?

L’impression de sortir d’un meeting du FN alors qu’on m’avait promis du Métallica… Un gout âpre dans la bouche et comme une envie de verser ma larme sur l’intolérance. C’est moche quoi.

 

On recommande ?

Pff non, je ne recommande pas, clairement. Allez plutôt à la pêche, jouer aux boules, ou manger un kebab, mais oubliez ce truc.

 

Votre dévouée Babs

(de rien)